Une association clermontoise qui aide à trouver sa voie et sa place
Devenue malvoyante en 2003, Julie Florence Pipala a surmonté sa maladie pour créer l’association Info lumière et aider les personnes dans son cas. Rencontre.
Publié le 12 novembre 2013 à 06h00
Constituée en grande partie par des personnes malvoyantes, l’association Info lumière prouve que malgré le handicap, il est possible de se former et d’exercer une activité professionnelle. © ADEFINIR Auteur
Surmonter le handicap visuel
Titulaire d’un baccalauréat, Julie-Florence Pipala travaillait dans l’Aveyron, en tant que secrétaire médicale. Les années 2003-2004 ont marqué un tournant dans la vie de cette jeune Française, originaire de Congo-Brazzaville, la contraction d’une maladie appelée rétinite pigmentaire, qui la prive progressivement de la vue. « Il m’était devenu impossible de lire, témoigne-t-elle. J’ai alors mis mon handicap sous les pieds, pour aller de l’avant ».
Mettre son expérience au service des autres
Aller de l’avant, a signifié quitter sa région pour venir s’installer à Clermont, afin de se rapprocher des spécialistes et des formations de braille et d’informatiques spécialisées.
C’est alors que naît son projet : la création d’une association pour aider les personnes malvoyantes, particulièrement celles qui ont été sujettes à ce handicap, au cours de leur vie. « À cause de notre handicap, nous sommes placés en marge de la société. Je veux apporter un soutien moral, social et surtout permettre la réinsertion, en travaillant sur des projets professionnels. Il faut chercher le potentiel qui reste caché en nous ».
L’association Info lumière est créée en 2007, et depuis, plusieurs personnes ont pu, grâce à ce soutien, suivre des formations et même trouver un emploi. « Certains se sont dirigés vers la transcription, (à destination des malvoyants), d’autres travaillent dans le bien-être en devenant masseur et nous avons actuellement un jeune qui suit un cursus de kinésithérapeute, détaille-t-elle, il est important de dire que les déficients visuels peuvent intégrer l’université, même si celle-ci, n’est pas faite pour eux. C’est une question de volonté et d’adaptation ».